129 juillet 2026 · les LED, diode par diode
Version de l'outil au terme de la séance : v2.8.5.
Nous pensions avoir fait le tour des LED : huit points, deux à la tête, six sur le dos. En poussant le pilotage plus loin, il s'est avéré que chacun des deux points de tête est en réalité une oreille de six mini-LED en couronne, adressables une par une. La tête passe donc de 2 à 12 canaux, et le décompte réel est de dix-huit, pas huit. Le repère 1 est à midi, puis on tourne dans le sens horaire.
Pour retrouver quelle diode porte quel numéro, un mode Identifier n'en allume qu'une à la fois. C'est la seule façon fiable de cartographier une couronne dont on ne voit pas l'ordre depuis l'extérieur.

Deuxième correction de la séance, plus embarrassante : le plan Humeur était faux depuis le début. Valence, éveil et satiété sont publiés par le robot sur une échelle de 0 à 100, que notre curseur interprétait autrement. Résultat, il restait collé en haut du plan quel que soit l'état réel de la machine. Corrigé, il tombe enfin en bas quand le robot est couché et tranquille.
Troisième point, une confusion qui nous a coûté des essais : les boutons Reset et Recovery faisaient la même chose. Ce sont deux mécaniques distinctes du robot, la remise debout d'un côté, le relevage après chute de l'autre. Elles sont désormais sur deux appels séparés, et on comprend enfin pourquoi un robot tombé sur le flanc ne se relevait pas quand on lui demandait de se mettre debout.
Côté déambulation, le nœud d'évitement passe en v16 : il s'arrête dès qu'un vide est seulement suspecté, et détecte un bord franc sur une seule zone, ce qui rattrape les approches en diagonale que la version précédente laissait passer.
229 juillet 2026 · sept onglets, et l'écran élucidé
Version de l'outil au terme de la séance : v2.8.4. Deux journées de travail sur la machine réelle, condensées ici.
Les outils construits au fil des essais cessent d'être des pages séparées : ils deviennent les sept onglets d'une interface unique. C'est le moment où le bricolage devient un outil.
Trois découvertes vérifiées sur la machine
Le volume est un paramètre ROS du nœud audio, réglé par une commande de paramètre que nous avons capturée sur l'interface officielle du constructeur. Les LED ne sont accessibles que par le canal UDP 8768, seule voie connue, ni WebSocket ni REST. L'écran de la tête se pilote par des services ROS dédiés aux animations et aux messages.
Ces trois résultats sont désormais consignés dans la documentation développeur, section « Le volume, les LED, l'écran ». Ils n'ont pas besoin d'être relus ici pour être utilisés.
Un résultat négatif, mais démontré : les yeux ne répondent pas
Nous avons cherché à piloter les yeux. Le serveur UDP comprend bien les clés correspondantes et les republie sur un topic dédié, mais plus personne ne consomme ce topic : le compteur d'abonnés est à zéro. La couche des yeux est gérée à l'intérieur du nœud d'affichage, et les paramètres des services d'écran le confirment.
Ce que « Vie du robot » regroupait alors
L'onglet réunit ce que la machine dit d'elle-même : son humeur telle que son propre moteur émotionnel la calcule, et ce sont ces valeurs qui expliquent qu'elle finisse par se coucher seule ; le volume audio ; les LED, à ce stade en deux groupes seulement, tête et corps, avec une palette par groupe ; l'écran de la tête ; la batterie, le réseau, la charge des 14 moteurs, les interactions tactiles reçues, les journaux et la mémoire du dialogue.

Enchaînements apparaît dans la même version : un éditeur de comportement où l'on met bout à bout des animations, des groupes à tirage aléatoire, des pauses et des blocs d'errance. L'idée neuve tient dans le groupe : on décrit un comportement, pas une suite figée.


Une erreur rattrapée après coup
La livraison annonçait la bonne version en titre, mais la fiche du kit juste en dessous décrivait encore la précédente : nom, taille, empreinte et nombre de fichiers. Cinq autres endroits traînaient la même version périmée, dont le bouton de téléchargement. Le contrôle automatique n'avait rien vu, parce qu'il ne regardait qu'une seule forme de ligne.
327 juillet 2026 · la déambulation, puis embarquée
Versions de l'outil : v2.8.2 puis v2.8.3.
La v2.8.2 ajoute un onglet Déambulation : le robot se promène seul en évitant les obstacles, pendant que l'écran montre ce qu'il perçoit. On y voit le champ du capteur de distance en direct, une grille de 4 × 4 zones, seize distances en millimètres colorées de la plus proche à la plus lointaine, et les zones qui crient « obstacle » ou « vide » cernées d'un anneau. À côté, la décision du robot et son motif, en clair.

Le point qui a demandé le plus de tâtonnements : le capteur de distance n'existe que sur le ROS embarqué, jamais sur le canal WebSocket. La boucle d'évitement doit donc tourner à bord du robot, pas sur le PC. C'est une contrainte d'architecture, pas un choix.
La v2.8.3 en tire la conséquence : le nœud est fourni avec le kit, une ligne de copie le dépose sur la machine, et l'onglet devient pleinement utilisable par un tiers. Tant qu'il n'est pas déposé, l'onglet explique la marche à suivre au lieu de rester muet.
427 juillet 2026 · le mobile, et le défaut qu'il fallait raconter
Versions de l'outil : v2.8 puis v2.8.1.
La v2.8 fait tenir l'outil dans la main : l'interface s'installe sur un téléphone comme une application, avec son manifeste, ses icônes et le plein écran iOS. Piloter le robot en le suivant dans la pièce devient possible. Le pont, lui, reste sur la machine ; le téléphone n'est qu'un écran de plus ouvert dessus.
La v2.8.1 ajoute donc un mode réseau : le pont écoute sur le réseau local, la fenêtre affiche l'adresse à taper sur le téléphone, et l'interface déduit son adresse de la page servie au lieu de la coder en dur.

Une différence assumée avec le client officiel du constructeur date de cette séance : il coupe le zoom, nous non. Gagner en confort d'apparence en désactivant le pincement se paie en accessibilité.
527 juillet 2026 · l'onglet Système, et les trous assumés
Version de l'outil : v2.7. C'est aussi la version où l'outil change de nom et devient Studio 360 pour Sirius.
L'onglet Système est une vue de diagnostic : compteurs de vision en temps réel, charge des 14 moteurs et état du coupe-circuit, métriques de la machine, et un volet thermique qui a fixé une règle d'écriture pour tout le reste du projet.

Autre correction de cette séance : l'interrupteur « autonome » de la barre du haut n'agissait jusque-là que sur l'affichage. Il est enfin relié à la vraie route du pont.
626 juillet 2026 · les débuts
Versions de l'outil : jusqu'à v2.6.
Les premières séances ont servi à cartographier le protocole et à construire de quoi l'interroger : les deux joysticks, la vue caméra, la bibliothèque d'actions du robot avec ses noms traduits du chinois, la télémétrie des moteurs et le coupe-circuit.

La v2.6 apporte une finesse qui a demandé du temps : le sélecteur de posture reflète l'état réel du robot, y compris quand le comportement autonome agit seul. La posture est déduite de l'action jouée, signalée comme déduite, et rien ne s'allume tant qu'elle n'est pas connue.
Studio 360 pour Sirius (Studio 360) est un projet indépendant d'explorations360, sans lien ni affiliation avec Hengbot. Sirius et Hengbot sont des marques de leurs propriétaires respectifs. Ce kit est le fruit d'un travail de rétro-ingénierie de l'API du robot : il n'est ni fourni, ni approuvé, ni soutenu par le constructeur.

