Explication
Délai entre une action utilisateur et sa répercussion visuelle, critique en VR
Exemple concret
Le délai entre bouger votre tête et voir l'image bouger (doit être <20ms en VR)
À quoi ça sert concrètement ?
- Synchronisation mouvement/vision : quand vous tournez la tête, l'image doit suivre INSTANTANÉMENT
- Prévention du motion sickness : un décalage même minime provoque un conflit sensoriel nauséeux
- Précision des interactions : pointer, attraper, manipuler sans "retard" perceptible
- Sensation de présence : la latence brise l'illusion d'être "vraiment là"
Seuils critiques
< 20 ms : optimal
- Latence imperceptible par le cerveau
- Standard des casques VR modernes
- Immersion fluide et confortable
Exemple : Quest 3, Vision Pro : ~10-15ms de motion-to-photon
20-50 ms : perceptible
- L'utilisateur ressent un léger décalage
- Inconfort possible sur sessions longues
- Acceptable pour certains usages courts
Exemple : Streaming VR via WiFi mal optimisé
> 50 ms : problématique
- Décalage visible et dérangeant
- Motion sickness quasi garanti
- Expérience inutilisable en professionnel
Exemple : Connexion cloud gaming avec mauvaise connexion
Exemple VR parlant
Lors d'une formation à l'assemblage de pièces, le technicien doit positionner un composant avec précision. Avec 10ms de latence, sa main virtuelle suit parfaitement son geste réel. Avec 80ms, il a l'impression de "nager dans la mélasse" et rate sa manipulation.
Pourquoi est-ce essentiel en VR professionnelle ?
- La latence est le critère technique N°1 du confort en VR – plus important encore que la résolution
- Elle conditionne la capacité à travailler ou se former efficacement en immersion
- Facteur déterminant dans le choix entre casque autonome et streaming PC/cloud

