Et si le métavers n’avait jamais été “mort”, mais simplement en train de changer de métier ?

Les licenciements récents et la baisse de hype ont relancé une question : le rêve du métavers est-il terminé ? Dans une interview UC Today, Christopher Carey et Kevin O’Donovan décrivent plutôt une évolution : moins de promesses grand public, plus d’usages concrets.

Le constat est clair : les premiers récits autour de la VR et des bureaux virtuels ont peiné à s’imposer. Trop d’attentes, pas assez de résultats visibles. Mais en parallèle, des briques plus discrètes gagnent du terrain, notamment les jumeaux numériques et la simulation.

Du fantasme grand public aux besoins terrain

Le “métavers” a longtemps été présenté comme un nouvel Internet en 3D. Or, beaucoup d’organisations ont surtout vu des mondes séduisants, difficiles à raccrocher à des objectifs opérationnels et mesurables.

Les expérimentations de “virtual office” ont aussi montré leurs limites. L’idée de se réunir en avatars n’a pas créé, à elle seule, un avantage suffisant pour déclencher une adoption massive à grande échelle.

  • Trop d’optimisme sur la vitesse d’adoption
  • Peu d’impact immédiat sur la productivité
  • Difficulté à relier les projets à des indicateurs concrets

Dans ce contexte, parler de “fin” du métavers est trompeur. Le sujet se déplace : on quitte le spectacle pour entrer dans l’outillage, là où l’immersion sert un processus précis.

On parle aussi de “spatial computing” quand l’ordinateur comprend l’espace autour de nous et y ancre des contenus. Cette approche renforce l’idée d’un numérique qui se “pose” dans le réel, plutôt qu’un monde séparé.

Pourquoi la première vague a calé : limites matérielles et standards fragmentés :

L’interview UC Today revient sur des freins très concrets. Les casques et dispositifs ont longtemps imposé des compromis : confort, autonomie, qualité visuelle, simplicité de déploiement en entreprise.

Autre difficulté : la fragmentation des standards. Quand les plateformes, formats et environnements ne s’alignent pas, les projets deviennent plus coûteux et plus risqués à industrialiser.

Enfin, l’over-optimism a joué un rôle. Attendre une transformation immédiate du travail via des mondes virtuels a créé des déceptions, alors que les usages efficaces sont souvent plus ciblés et progressifs.

  • Contraintes matérielles et ergonomiques
  • Écosystèmes et standards encore morcelés
  • Attentes trop élevées, bénéfices mal cadrés

Le vrai moteur actuel : jumeaux numériques et simulations “physics-based”

Là où le métavers devient utile, c’est quand il se rapproche d’outils d’ingénierie. UC Today met en avant les jumeaux numériques et les simulations basées sur la physique, qui transforment discrètement plusieurs secteurs.

Un jumeau numérique est une copie virtuelle d’un site, d’un équipement ou d’un système. L’intérêt n’est pas esthétique : c’est un support pour comprendre, tester, anticiper et décider avec moins de risques.

Les simulations “physics-based” cherchent à reproduire des comportements réalistes (mouvements, contraintes, interactions). Elles servent à explorer des scénarios avant de les subir dans le monde réel.

  • Fabrication et industrie : optimisation, maintenance, sécurité
  • Énergie : compréhension de systèmes complexes
  • Véhicules autonomes : tests et scénarios à grande échelle

Imaginez une usine modélisée en jumeau numérique. Vous explorez un incident potentiel, vous ajustez un process, puis vous comparez des options sans arrêter la production ni exposer une équipe à un danger réel.

Le métavers “utile” : formation, procédures, prévention des risques

Dans beaucoup d’organisations, l’enjeu n’est pas de “vivre” dans un monde virtuel. C’est de mieux apprendre, mieux s’entraîner et mieux standardiser des gestes critiques, surtout quand l’erreur coûte cher.

La VR devient alors un simulateur, au sens industriel du terme. Comme pour l’aviation, on répète des situations rares ou dangereuses, mais dans un cadre contrôlé, reproductible et analysable.

En QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement), la simulation permet de travailler les réflexes, la coordination et la lecture d’un environnement à risque, sans exposer les personnes.

  • Entraînement à des procédures critiques
  • Réduction des erreurs et des écarts terrain
  • Analyse des risques et préparation aux incidents

Imaginez un technicien qui répète une consignation, une intervention en zone sensible ou une séquence de dépannage complexe. En VR, il peut recommencer, être évalué, puis arriver sur site plus serein.

Les technologies qui redessinent l’expérience : IA générative, lunettes IA et AR :

UC Today souligne aussi le rôle de nouvelles briques : l’IA générative, des lunettes dopées à l’IA et une AR plus mature. L’idée : interagir plus naturellement avec des environnements numériques.

L’IA générative peut accélérer la création de contenus et d’assistances, tandis que des lunettes orientées “terrain” peuvent proposer des informations contextuelles au bon moment, sans sortir un ordinateur.

Cette trajectoire réoriente le métavers : moins un “monde parallèle”, plus une couche d’outils et d’interfaces qui aide les équipes à agir, comprendre et décider, au poste de travail.

  • IA générative : accélération de certains contenus et assistances
  • Lunettes IA : information plus contextuelle, plus discrète

Ce que cela change pour les entreprises : attentes réalistes et déploiements progressifs :

La leçon centrale est simple : les projets XR réussissent quand ils visent un besoin précis, avec un périmètre clair, plutôt que lorsqu’ils cherchent à “réinventer” tout le travail d’un coup.

Le métavers devient crédible quand il se connecte à des résultats attendus : réduction des risques, meilleure préparation, standardisation et amélioration continue via des retours structurés.

Cela implique aussi d’avancer par étapes : pilote, mesure, ajustements, puis extension. Les organisations cherchent des preuves, pas des promesses, surtout après la période de hype.

  • Cas d’usage ciblés et mesurables
  • Itération rapide plutôt que “big bang”
  • Adoption facilitée si l’accès est simple

Où explorations360 s’inscrit naturellement dans ce virage

C’est précisément dans cette bascule “du rêve à l’utile” que les approches pragmatiques prennent de la valeur. Chez explorations360, l’objectif est de rendre l’immersion actionnable et déployable, sans complexité inutile.

La création no-code permet de prototyper et produire rapidement des scénarios immersifs, sans mobiliser une équipe technique lourde. Cela aide à passer plus vite du concept au terrain, puis à ajuster.

Les quiz VR ajoutent une couche d’évaluation : on ne se contente pas d’immerger, on vérifie la compréhension, les choix et l’appropriation d’une procédure, dans un contexte proche du réel.

La diffusion compte autant que le contenu. Publier sur votre propre site et intégrer les modules à un LMS, facilite l’accès, le suivi et la généralisation, surtout pour des populations dispersées.

  • easystory360 : structurer des expériences immersives pédagogiques
  • easybox360 : embarquer et diffuser des contenus 360°/VR
  • easykiosk360 : déployer en point d’accueil, showroom ou site industriel
  • easycare360 : accompagner des parcours liés à la santé et aux soins
  • No-code + quiz VR + LMS : industrialiser, mesurer, améliorer

Le métavers n’a donc pas “disparu”. Il se reconfigure autour de briques utiles : jumeaux numériques, simulation, AR et outils IA. Moins de promesses universelles, plus d’efficacité ciblée.

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Cet article fait partie de notre veille technologique Veille360, une sélection d'actualités sur les technologies immersives.