Pendant des années, la XR a été perçue comme une technologie prometteuse… mais expérimentale. Intéressante pour l’image, inspirante pour l’innovation, difficile à justifier en comité de direction.

En mars 2026, à l’ISE 2026, le discours a changé. Dans une interview publiée par UC Today, Christopher Carey échange avec Oliver Woehler, XR Sales Lead EMEA chez Lenovo, et Laura Keresztyén, Sales Associate chez Arthur. Leur message est clair : la XR n’est plus une curiosité. Elle devient un levier de productivité mesurable.

La XR, pour Extended Reality, regroupe la réalité virtuelle (VR), la réalité augmentée (AR) et la réalité mixte (MR). Autrement dit, toutes les technologies qui plongent l’utilisateur dans un environnement numérique immersif ou superposent des éléments virtuels au monde réel. Mais en 2026, la vraie nouveauté ne vient pas seulement des casques. Elle vient de la convergence entre XR et intelligence artificielle.

Un partenariat pour rendre la XR “achetable”

À l’ISE 2026, Lenovo met en avant un nouveau partenariat mondial avec Arthur. L’objectif est explicite : rendre la XR en entreprise plus facile à acheter, plus simple à déployer et plus facile à justifier.

Car, comme le souligne l’interview, personne n’achète des casques “pour des casques”. La question que posent les décideurs est toujours la même :

  • Quel est le cas d’usage concret ?
  • Quelle valeur business ?
  • En combien de temps peut-on prouver le retour sur investissement ?

Cette approche est essentielle. Pendant longtemps, la XR a été vendue comme une expérience impressionnante. Aujourd’hui, Lenovo et Arthur la positionnent comme une infrastructure de travail.

Leur proposition repose sur une idée simple : la technologie doit s’intégrer aux processus existants. Pas l’inverse. Si une solution immersive demande un projet lourd, complexe et long à déployer, elle restera au stade pilote. Si elle s’intègre facilement, avec un cadre clair et des usages définis, elle peut passer à l’échelle.

Quand l’IA entre dans la salle virtuelle

L’un des points les plus intéressants de l’interview concerne le rôle de l’intelligence artificielle dans les environnements XR.

Selon Laura Keresztyén, les deux dernières années ont créé un “perfect match” entre IA et VR. Concrètement, l’IA ne se contente plus d’être un chatbot en marge d’une réunion. Elle devient un participant actif dans l’espace virtuel.

Imaginez une salle de réunion immersive où

  • L’IA aide à structurer l’agenda.
  • Elle reformule les idées clés.
  • Elle organise les contributions visuellement.
  • Elle pousse l’équipe vers des actions concrètes en fin de session.

On passe alors d’une simple visioconférence améliorée à un véritable espace de collaboration spatiale. Dans un environnement 3D, les idées peuvent être placées autour de vous, manipulées, regroupées. C’est comme passer d’un tableau blanc sur écran à une pièce entière dédiée au brainstorming.

Ce changement est important pour les entreprises multisites. Au lieu de subir des réunions longues et peu productives, la collaboration immersive devient un outil structurant. L’IA agit comme un facilitateur intégré.

Où se trouve vraiment le ROI : formation et jumeaux numériques

L’interview insiste sur un point clé : le retour sur investissement ne se situe pas seulement dans la collaboration. Il se trouve surtout dans la formation et les jumeaux numériques.

La formation est souvent le “quick win”. Pourquoi ? Parce que ses coûts sont connus : déplacements, immobilisation du personnel, erreurs en situation réelle. En VR, on peut simuler un environnement complexe sans risque.

Avec l’IA, la formation devient personnalisée. Le système peut adapter le niveau de difficulté, proposer des rappels ciblés, analyser les erreurs récurrentes. On passe d’une formation standardisée à un accompagnement individualisé.

Les jumeaux numériques, eux, représentent une autre opportunité majeure. Un jumeau numérique est une réplique virtuelle d’un site, d’une machine ou d’un système. Sur un écran 2D, l’analyse reste abstraite. En XR, on peut littéralement “entrer” dans le jumeau.

Les équipes peuvent

  • Se déplacer à l’intérieur d’une usine virtuelle.
  • Annoter des zones spécifiques.
  • Tester des scénarios.
  • Interagir avec des systèmes complexes.

Pour un directeur industriel, c’est la différence entre lire un plan et marcher dans le bâtiment avant sa construction.

Des cas d’usage concrets en entreprise

Prenons un exemple dans l’industrie. Une entreprise qui déploie une nouvelle ligne de production peut créer son jumeau numérique en XR. Les équipes techniques, même situées dans différents pays, se retrouvent dans le même espace virtuel. Elles identifient les points de friction, annotent les zones critiques et valident les procédures avant l’installation physique. Résultat : moins d’erreurs, moins d’arrêts imprévus.

Dans la formation santé, la XR permet de simuler des situations rares ou à risque. Avec l’IA intégrée, le scénario peut évoluer en fonction des décisions du participant. Un professionnel de santé peut s’entraîner à gérer une situation d’urgence, recevoir un retour immédiat et recommencer autant de fois que nécessaire, sans mettre de patient en danger.

Dans le commerce ou le retail, la collaboration immersive peut servir à concevoir un nouveau point de vente. Les équipes marketing, design et opérationnelles se réunissent dans un magasin virtuel. Elles testent l’implantation des produits, la circulation des clients, l’affichage promotionnel. L’IA peut analyser les parcours simulés et suggérer des optimisations.

Ces exemples montrent que la XR ne remplace pas les outils existants. Elle les enrichit quand l’immersion apporte une valeur réelle.

Un tournant en 2026

Ce qui ressort de l’intervention d’Oliver Woehler et de Laura Keresztyén, c’est une impression de maturité. Le timing “feels different”, comme ils le soulignent.

Plusieurs éléments convergent

  • Des cas d’usage plus clairs.
  • Une intégration poussée de l’IA.
  • Un discours orienté valeur, pas gadget.
  • Un partenariat global entre Lenovo et Arthur pour simplifier l’adoption.

La XR passe ainsi du statut de projet pilote à celui de levier stratégique prêt à être déployé à grande échelle en 2026.

Du concept à l’action avec explorations360

Pour les organisations qui souhaitent tester ces approches sans se lancer dans un projet technique lourd, la clé est la simplicité.

C’est précisément l’intérêt d’une plateforme 100% cloud comme explorations360. Vous chargez vos contenus, vous les transformez en expériences 360 immersives, disponibles instantanément. Pas d’infrastructure complexe à installer.

La logique No Code permet de créer des environnements interactifs sans écrire une ligne de code. Pour un service formation, cela signifie concevoir rapidement un module immersif. Pour une équipe projet, cela permet de simuler un espace, d’y ajouter des points d’information, des scénarios ou des quiz VR connectables à un LMS.

Et pour aller plus loin, les fonctions logiques permettent de créer des parcours conditionnels. Par exemple : si l’apprenant choisit telle action, il accède à telle scène. On retrouve ainsi la personnalisation évoquée dans l’interview, mais dans un cadre accessible.

L’enjeu n’est pas de reproduire exactement ce que font Lenovo et Arthur, mais de s’inscrire dans la même dynamique : partir d’un cas d’usage clair, mesurer la valeur et itérer.

La XR ne se vend plus comme une promesse futuriste. Elle se déploie comme un outil métier. La question n’est plus “est-ce que ça marche ?” mais “où cela crée-t-il le plus d’impact dans mon organisation ?”.

En 2026, la différence se fera entre ceux qui expérimentent avec méthode et ceux qui attendent que tout soit parfaitement standardisé. Comme souvent avec les technologies immersives, l’avantage revient à ceux qui osent tester sur un périmètre concret, mesurer, puis étendre.

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Cet article fait partie de notre veille technologique Veille360, une sélection d'actualités sur les technologies immersives.