Quand on parle de lunettes connectées, beaucoup imaginent encore un gadget qui prend des photos, répond à la voix ou diffuse du son dans les oreilles. C’est utile, mais cela reste limité. Sans affichage visuel, ces lunettes ressemblent un peu à un assistant vocal posé sur le nez : pratiques dans certains cas, mais loin de la promesse d’une vraie expérience augmentée.
C’est justement ce qui rend la rumeur autour de Samsung intéressante. D’après Android Authority, une analyse du code source de One UI 9 aurait révélé l’existence d’un troisième modèle de lunettes connectées, référencé sous le numéro SM-O500 et le nom de code Haean. Ce détail peut sembler anodin, mais dans l’univers des technologies immersives, ce genre d’indice montre souvent qu’un constructeur prépare déjà l’étape suivante.
Ce qui se joue ici dépasse donc la simple sortie d’un nouveau produit. Si Samsung travaille bien sur des lunettes plus avancées, potentiellement équipées d’un écran, cela peut faire évoluer le marché des appareils portables d’une logique d’écoute et de capture vers une logique d’affichage, d’interaction et, à terme, de réalité augmentée plus concrète pour les usages professionnels.
Ce que l’on sait réellement aujourd’hui
Les faits disponibles sont précis, même s’ils ne constituent pas une confirmation officielle. Android Authority affirme avoir repéré dans le firmware de la future One UI 9 un nouveau modèle, SM-O500, baptisé Haean. Deux autres références étaient déjà connues : SM-O200P et SM-O200J, avec le nom de code Jinju.
Ces deux modèles Jinju seraient liés aux premières lunettes Android XR de Samsung, que l’entreprise a récemment confirmé vouloir lancer dans l’année. Elles seraient proches des Ray-Ban Meta déjà connues sur le marché : microphone, caméra, haut-parleurs, mais pas d’écran. On parle donc de lunettes dites audio-only, c’est-à-dire capables d’écouter, de capturer et de restituer du son, sans retour visuel directement dans le champ de vision.
Le point important, c’est que SM-O500 suit la même logique de nommage que SM-O200P et SM-O200J. Cela laisse penser que Samsung ne réfléchit pas seulement à une première génération, mais déjà à un appareil plus évolué dans le même écosystème. SamMobile va plus loin en évoquant la possibilité d’une version avec affichage visuel intégrée, qui pourrait arriver en 2027.
Il faut cependant rester prudent. Android Authority rappelle qu’un démontage d’APK ou une analyse de code n’est pas une preuve définitive. Certaines fonctions repérées dans un système ne sortent jamais au public. En clair : ce n’est pas une annonce, mais c’est un signal crédible.
Pourquoi l’écran change tout ou presque
La différence entre des lunettes sans écran et des lunettes avec écran est facile à comprendre. Les premières agissent comme une extension des oreilles et du smartphone. Les secondes peuvent devenir une extension des yeux.
Sans affichage, l’utilisateur peut entendre une instruction, poser une question, enregistrer une image ou passer un appel. Avec affichage, il peut voir une information au bon moment, au bon endroit, sans sortir son téléphone. C’est là que l’on commence à toucher à quelque chose de plus proche de la XR.
Dans la pratique, un écran intégré pourrait servir à afficher
- une étape de procédure en maintenance
- une direction dans un entrepôt ou un aéroport
- une donnée contextuelle pendant une formation
- une traduction ou un sous-titre en temps réel
- une aide visuelle pour l’assistance à distance
On comprend alors pourquoi cette évolution intéresse autant les entreprises. Une lunette audio-only est utile pour la communication. Une lunette avec affichage peut devenir un outil de travail contextuel. C’est un peu la différence entre recevoir un appel téléphonique et avoir un tableau de bord discret dans son champ de vision.
Cette transition est aussi visible chez les concurrents. L’article cite la Meta Ray-Ban Display, vendue 800 dollars et lancée fin 2025 aux États-Unis. Là encore, le message du marché est clair : la prochaine bataille ne portera pas seulement sur le design ou la qualité audio, mais sur la qualité de l’information visuelle embarquée.
Un écosystème qui se met en place autour d’Android XR
Samsung n’avance pas seul. Google, créateur d’Android XR, a annoncé l’an dernier un partenariat avec Samsung, mais aussi avec Gentle Monster et la marque américaine Warby Parker. L’objectif est de lancer une première génération de lunettes connectées sous Android XR.
Ce point est essentiel pour les décideurs non spécialistes. Dans l’immersion, le matériel ne suffit jamais. Il faut aussi un système d’exploitation, des applications, des formats compatibles et des partenaires capables de transformer la technologie en produit portable et acceptable au quotidien.
Google a d’ailleurs montré deux prototypes l’an dernier
- un modèle monoculaire, avec affichage sur un seul œil
- un modèle stéréoscopique, avec affichage sur les deux yeux
Ces démonstrations servent à montrer qu’Android XR peut s’adapter à plusieurs configurations matérielles. C’est un enjeu majeur, car toutes les lunettes n’ont pas vocation à proposer le même niveau d’immersion. Certaines viseront la notification discrète, d’autres l’assistance visuelle avancée.
Pour l’instant, aucune date de sortie n’a été communiquée pour ces lunettes Android XR. Mais l’intégration d’éléments liés à cet écosystème dans One UI 9, lui-même basé sur Android 17, laisse penser que le sujet avance en coulisses. Android 17 est attendu en juin 2026, puis One UI 9 un mois plus tard. Ces échéances pourraient apporter de nouveaux indices.
Ce que cela peut changer dans les usages métier
Pour un public professionnel, la vraie question n’est pas de savoir si ces lunettes seront élégantes. La vraie question est : que permettent-elles de faire de mieux qu’un smartphone, une tablette ou un casque VR ?
La réponse tient souvent dans le contexte. Les lunettes sont intéressantes quand il faut garder les mains libres, rester mobile et recevoir une information brève au moment utile.
Formation et pédagogie
Dans un parcours d’apprentissage, des lunettes avec affichage peuvent guider un apprenant étape par étape. Au lieu de regarder un manuel, puis l’objet à manipuler, puis à nouveau le manuel, la consigne apparaît directement dans le champ de vision. C’est comme passer d’une recette papier à un GPS visuel pour l’action.
Industrie et maintenance
Un technicien peut voir une séquence d’opérations, un repère de sécurité ou une photo de référence sans quitter sa zone de travail. Cela ne remplace pas une formation complète, mais cela peut réduire les hésitations sur des tâches répétitives ou sensibles.
Santé et assistance
Dans un environnement médical ou paramédical, l’intérêt ne serait pas de surcharger le soignant, mais de lui donner un rappel ciblé : protocole, ordre des étapes, information patient si le cadre réglementaire le permet. Ici, l’écran n’est utile que s’il reste simple, lisible et bien intégré au flux de travail.
Commerce et tourisme
Dans une boutique, des lunettes peuvent aider un vendeur à retrouver une information produit ou une disponibilité. Dans le tourisme, elles peuvent enrichir une visite avec des repères visuels, des commentaires synchronisés ou des indications de parcours. Sans affichage, ces cas d’usage restent plus limités.
Entre promesse et vigilance
Il ne faut pas oublier les freins. Le commentaire cité dans l’article, “No display, no interest. Tech Glasses = spy you and your family. Never!”, résume deux sujets sensibles : l’utilité réelle et la confiance.
D’un côté, beaucoup d’utilisateurs ne voient pas l’intérêt de lunettes sans écran. De l’autre, l’intégration de caméras et de microphones suscite des inquiétudes sur la vie privée. Pour que ces appareils s’imposent, il ne suffira pas d’ajouter un écran. Il faudra aussi expliquer clairement ce qui est capté, quand, comment et dans quel but.
Pour les entreprises, cela signifie une chose simple : un bon projet immersif ne repose pas seulement sur le matériel. Il repose sur un cadre d’usage précis, des contenus pertinents et une expérience pensée pour un contexte réel.
C’est là que des solutions comme easybox360 prennent tout leur sens. Dans un contexte pédagogique, Guillaume Lamarre a déployé une solution immersive explorations360 avec un besoin d’outil adapté à des usages de visualisation et d’interaction. Ce type de déploiement illustre bien ce que recherchent demain des lunettes XR plus complètes : voir mieux, comprendre plus vite et interagir plus naturellement avec un contenu.
Son retour est très parlant : “explorations360 est vraiment fantastique. C'est exactement le système dont nous avions besoin.” Ce témoignage montre qu’avant même l’arrivée massive de lunettes avec affichage, les organisations ont déjà besoin de dispositifs immersifs concrets, simples à déployer et utiles sur le terrain.
Demain, si des appareils comme le supposé SM-O500 Haean se confirment, ils pourraient prolonger ce type d’expérience en la rendant encore plus fluide. Et c’est précisément dans cette logique qu’un acteur comme explorations360 peut aider à préparer les usages, en reliant visualisation, interaction et pédagogie autour d’outils comme easybox360.
Au fond, la question n’est pas seulement de savoir si Samsung sortira des lunettes avec écran en 2027. La vraie question est de savoir quels usages mériteront vraiment cet affichage. Si le marché répond avec des cas concrets, simples et utiles, alors les lunettes XR pourraient enfin quitter le registre de la curiosité pour entrer dans celui des outils de travail crédibles.
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Cet article fait partie de notre veille technologique Veille360, une sélection d'actualités sur les technologies immersives.

