Et si le vrai dĂ©collage de la XR ne venait pas dâun nouveau casque⊠mais de lunettes que lâon porte dĂ©jĂ tous les jours ?
Meta et EssilorLuxottica envoient un signal fort : plus de 7 millions de smartglasses vendues en 2025 et une rĂ©tention dâusage jugĂ©e âimpressionnanteâ par Andrew âBozâ Bosworth. Pour un marchĂ© XR souvent freinĂ© par lâeffet nouveautĂ©, câest un indicateur rare.
7 millions : un chiffre qui change la lecture du marché
EssilorLuxottica indique que les lunettes connectĂ©es dĂ©veloppĂ©es avec Meta (dont Ray-Ban Meta) ont dĂ©passĂ© 7M dâunitĂ©s vendues en 2025. Le groupe parle dâun de ses produits les plus performants.
La progression est marquante car les ventes auraient triplĂ© par rapport au prĂ©cĂ©dent pointage (2M dâunitĂ©s pour la premiĂšre gĂ©nĂ©ration). Le message est clair : on nâest plus sur un âtestâ de niche.
Skarredghost souligne aussi un contraste : sur la mĂȘme pĂ©riode, ces volumes seraient supĂ©rieurs Ă ceux des casques Quest 3/3S. Autrement dit, la traction âlunettesâ dĂ©passe la traction âcasqueâ chez Meta.
- Plus de 7M dâunitĂ©s en un an pour des smartglasses
- Une croissance dĂ©crite comme trĂšs forte aux Ătats-Unis
- Un produit prĂ©sentĂ© comme âparmi les plus rĂ©ussisâ dâEssilorLuxottica
Pourquoi les lunettes gagnent lĂ oĂč la VR grand public plafonne
Deux diffĂ©rences structurantes ressortent de lâArticle
Ă lâinverse, les casques VR restent moins omniprĂ©sents en retail. Et surtout, ils sont encore perçus comme un ânice-to-haveâ sans utilitĂ© universelle cĂŽtĂ© grand public.
Les lunettes, elles, sâappuient sur une habitude existante : on les porte, on les garde sur soi, on les intĂšgre Ă ses routines. La barriĂšre comportementale est plus faible quâun casque Ă enfiler.
- Distribution : achat ânaturelâ en boutique dâoptique
- Usage : les gens savent déjà pourquoi ils achÚtent des lunettes
- Adoption : moins de friction quâun Ă©quipement VR dĂ©diĂ©
XR, VR, AR, MR : remettre les mots au bon endroit
La XR (Extended Reality, rĂ©alitĂ© Ă©tendue) regroupe plusieurs familles. La VR (Virtual Reality, rĂ©alitĂ© virtuelle) plonge lâutilisateur dans un environnement entiĂšrement numĂ©rique, via un casque.
LâAR (Augmented Reality, rĂ©alitĂ© augmentĂ©e) superpose des informations numĂ©riques au monde rĂ©el. La MR (Mixed Reality, rĂ©alitĂ© mixte) combine rĂ©el et virtuel avec une interaction plus poussĂ©e entre les deux.
Dans ce contexte, les âsmartglassesâ actuelles ne sont pas forcĂ©ment des lunettes AR complĂštes. Mais elles installent une plateforme âwearableâ crĂ©dible, prĂȘte Ă accueillir plus de fonctions XR.
La rĂ©tention : le mĂ©trique qui compte aprĂšs lâeffet nouveautĂ©
Un point clĂ© de lâarticle : Boz rĂ©pond indirectement Ă une critique classique. Vendre un appareil ne suffit pas ; il peut finir dans un tiroir. La rĂ©tention mesure si lâusage continue dans le temps.
Boz affirme que les Ray-Ban Meta affichent une rĂ©tention âimpressionnanteâ. Lâargument avancĂ© est simple : comme ce sont dâabord des lunettes stylĂ©es, elles sont portĂ©es souvent, donc utilisĂ©es.
Pour lâĂ©cosystĂšme XR, câest majeur. Beaucoup de produits immersifs ont souffert dâun âwow effectâ initial, puis dâune baisse dâusage faute dâintĂ©gration dans la vie quotidienne.
- Les ventes ne suffisent pas : il faut un usage durable
- âImpressive retentionâ selon Andrew Bosworth
- Le facteur âobjet du quotidienâ favorise la rĂ©pĂ©tition
IA + lunettes : la convergence stratégique chez Meta
Autre Ă©lĂ©ment saillant : Boz explique que les Ă©quipes âglassesâ et âAIâ travaillent ensemble. Et que le prochain modĂšle Meta AI a Ă©tĂ© entraĂźnĂ© avec beaucoup de donnĂ©es issues des lunettes.
Skarredghost y voit un diffĂ©renciateur potentiel : une IA pensĂ©e pour ĂȘtre utilisĂ©e en situation, portĂ©e sur le visage, pourrait amĂ©liorer lâexpĂ©rience et soutenir les ventes⊠tout en renforçant lâusage de lâIA.
On observe ici une logique de boucle : plus les lunettes se diffusent, plus lâIA âspĂ©cialisĂ©e lunettesâ devient pertinente ; plus lâIA est utile, plus les lunettes se vendent et sont utilisĂ©es.
- Collaboration interne renforcĂ©e entre âglassesâ et âAIâ
- ModÚle Meta AI entraßné avec des données issues des lunettes
- Différenciation possible par le logiciel, pas seulement le hardware
Imaginez⊠des usages terrain qui basculent en âassistĂ©â
Imaginez un technicien en maintenance qui garde les mains libres, tout en recevant des consignes contextuelles dans son champ de vision. Sans sortir de tablette, sans interrompre le geste.
Imaginez un formateur qui observe une opĂ©ration et dĂ©clenche, au bon moment, une Ă©tape de procĂ©dure, un rappel sĂ©curitĂ© ou une micro-Ă©valuation. Le contenu arrive âdans lâactionâ, pas aprĂšs.
MĂȘme si lâarticle source ne dĂ©taille pas ces scĂ©narios, la dynamique âlunettes + IA + rĂ©tentionâ rend crĂ©dible lâĂ©mergence dâusages continus, au-delĂ de la dĂ©monstration.
- Assistance pas-Ă -pas en situation
- Mémos et checklists contextuels
- Micro-apprentissages au fil du geste
Enjeux business : distribution, cas dâusage et passage Ă lâĂ©chelle
Le parallĂšle avec le smartphone des dĂ©buts tient en une idĂ©e : au dĂ©part, on teste. Ensuite, on industrialise des usages. Ici, lâindicateur â7M + rĂ©tentionâ suggĂšre un socle matĂ©riel qui sâinstalle.
Pour les entreprises, la question devient moins âest-ce que ça marche ?â et plus âoĂč est le ROI et comment je dĂ©ploie proprement ?â. Les pilotes terrain reprennent toute leur importance.
- Mesurer lâusage rĂ©el, pas lâintention
- Tester dans un contexte opérationnel, pas en showroom
- Préparer la conduite du changement et la gouvernance
Le point de vigilance : reconnaissance faciale et confiance
Lâarticle Ă©voque un sujet sensible : Meta dĂ©battrait en interne dâactiver la reconnaissance faciale sur ses lunettes, selon un rapport relayĂ© par le New York Times. Câest un cas dâusage âĂ©videntâ, mais risquĂ©.
Skarredghost insiste sur les implications : vie privĂ©e, abus, surveillance, usurpation sociale. Et sur la nĂ©cessitĂ© dâun dĂ©bat entre entreprises, utilisateurs, associations et gouvernements.
Des principes sont citĂ©s comme souhaitables : contrĂŽle par lâutilisateur (qui peut reconnaĂźtre qui), opt-out, choix des donnĂ©es partagĂ©es et sĂ©curisation forte des donnĂ©es biomĂ©triques.
- Cas dâusage clair, mais implications privacy majeures
- Besoin de contrĂŽle utilisateur et dâoptions de consentement
- Données biométriques à protéger avec un niveau de sécurité maximal
Ce que cela implique pour la XR cÎté produits
La semaine XR dĂ©crite par Skarredghost rappelle aussi que Meta continue dâinvestir dans les casques. Boz âconfirmeâ le travail sur deux headsets, dont un Quest 4 orientĂ© gaming et un modĂšle plus lĂ©ger type âspatial computingâ.
La date de sortie nâest pas donnĂ©e. Mais le mouvement est lisible : Meta ne remplace pas le casque par les lunettes ; il Ă©largit sa stratĂ©gie, en misant sur le wearable Ă grande diffusion.
En parallĂšle, un indicateur marchĂ© est mentionnĂ© : Omdia prĂ©voit une hausse des revenus des near-eye displays (Ă©crans prĂšs de lâĆil) en 2026, portĂ©e notamment par lâadoption du Micro OLED (OLEDoS).
- Deux headsets en préparation cÎté Meta (sans calendrier annoncé)
- Stratégie multi-formats : lunettes + casques
- Croissance attendue des écrans near-eye, tirée par les smartglasses
OĂč explorations360 sâinscrit dans cette bascule
Chez explorations360, la logique observĂ©e est la mĂȘme : la technologie immersive ne vaut que si elle devient utile, mesurable et simple Ă dĂ©ployer. Câest vrai en VR et ce sera vrai avec les lunettes.
Avec easystory360, on structure des expĂ©riences immersives 360° orientĂ©es terrain, sans complexitĂ© inutile. Le no-code accĂ©lĂšre la production de contenus, mĂȘme sans Ă©quipe de dĂ©veloppement dĂ©diĂ©e.
Pour lâĂ©quipement et le passage Ă lâĂ©chelle, easybox360 et la diffusion casques VR facilitent les dĂ©ploiements maĂźtrisĂ©s. Et easykiosk360 permet de proposer des parcours sur des points dâaccueil, salons ou showrooms.
CĂŽtĂ© formation, lâenjeu est aussi lâĂ©valuation et le suivi. Un quiz VR peut sâintĂ©grer Ă un parcours et lâarticulation avec un LMS aide Ă tracer la progression, objectiver lâimpact et industrialiser.
Enfin, easycare360 sâinscrit dans une approche âsupportâ et âassistanceâ : documenter, guider, standardiser. Des principes qui rĂ©sonnent directement avec la promesse des lunettes en contexte pro.
- Production rapide via no-code (easystory360)
- Déploiement et pilotage (easybox360, easykiosk360)
- Mesure et formation (quiz VR, intégration LMS)
- Support opérationnel (easycare360)
Piloter avant dâindustrialiser : la mĂ©thode la plus rationnelle
Le chiffre des 7M et la rĂ©tention donnent envie dâaccĂ©lĂ©rer. Mais la bonne approche reste le pilote : une population cible, un cas dâusage prĂ©cis, des indicateurs simples et un retour terrain.
On peut alors mesurer ce qui compte vraiment : frĂ©quence dâusage, temps passĂ©, qualitĂ© dâexĂ©cution, rĂ©duction dâerreurs, satisfaction des Ă©quipes. Et dĂ©cider ensuite dâun dĂ©ploiement progressif.
- DĂ©finir un cas dâusage unique et mesurable
- Tester sur le terrain, en conditions réelles
- Suivre des mĂ©triques dâadoption et dâimpact opĂ©rationnel
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Cet article fait partie de notre veille technologique Veille360, une sélection d'actualités sur les technologies immersives.

